je recopie integralement une legende ecrite par amandine ma fille ainée... infernale mon Amandine... je precise que l'hyppotrague est un animal qui ressemble moitié à une antiloppe moitié à un cheval... oui ça existe il y en a au Niger où Amandine en a vu pour de vrai. voilà ce qu'elle en dit;

  Il était une fois un royaume d'animaux où tout se passait bien.

Chaque espèce vivait dans son coin, mais en harmonie avec les autres. Style, on se dévorait , mais seulement si nécessaire, et respectueusement.
Le lion évidemment régnait en maître absolu sur ce petit monde.

Seulement, de plus en plus, les animaux commençaient à devenir super potes, et
ça énervait le lion. La chaîne alimentaire en prenait un coup, et il se demandait ce que Darwin et ses amis allaient penser d'eux.
Par exemple:la hyène:au lieu de dévorer un animal en entier, afin de rassasier une famille hyène affamée, ne prélevait qu'une jambe à une antilope, histoire de ne pas lui faire de peine et de la laisser brouter afin qu'elle puisse continuer à s'occuper de sa famille elle aussi. Je vous entends dire: " Elle va mourir d'infection... c'est couru d'avance". Et bien non, les bactéries saprophytes ayant décidé d'être sympa elles aussi ne mangeaient qu'un tout petit peu d'antilope en se disant: "on se divisera moins, certes, mais on est si nombreuses...". Pareil, les vers, les mouches mangeaient moins, pondaient moins, ce qui évitait aux antilopes d'exploser sous la force de l'éclosion de leurs oeufs... Il était donc devenu courant de voir des herbivores à trois pattes.
Certains animaux s'invitaient même à manger les uns chez les autres.
Les buffles, invités par les chacals ou autres carnivores,  mangeaient de la viande pour ne pas les vexer, devenaient fous bien entendu, et c
ontaminaient leurs prédateurs. Les buffles étaient tellement chagrinés par cette situation, qu'ils se traitaient aux antibiotiques en secret afin d'essayer de devenir mangeables.

Bref, tous les animaux rivalisaient de sympathie les uns avec les autres, et s'addonaient à ces pratiques anti-écologiques.
Tout commençait à aller de travers...
Le lion se dit alors qu'il était temps de décréter quelques lois.
Loi n° 1: interdit de se parler entre espèces différentes.
Loi n° 2: interdit de changer de régime alimentaire.
Loi n° 3: interdit de gaspiller: quand on a faim, on tue un animal en entier,on ne prélève pas un steak gentiment, en douce: c'est vrai, quoi, gaspiller ça ne se fait pas, c'est sa mère qui lui avait dit.

Seulement voilà, avec tout ça, une antilope était tombée amoureuse d'un cheval.
Les parents, mis au courant, ont commencé à avoir des hics, style: "C'est une mésalliance ma fille, il ne sautera jamais assez haut pour toi, ce lourdeau.".
" Les antilopes sont toutes des femelles de mauvaise vie, mon fils. Avec elle, tu sera malheureux comme les pierres. Mieux vaudrait une bonne grosse jument bien solide
que ce truc tout frêle qui bondit comme une évaporée du cerveau"...
Mais finalement, après un repas en commun (c'était encore autorisé), les familles tombèrent sous le charme des conjoints de leurs rejetons respectifs, et donnèrent leur accord pour le Pacs (c'était encore autorisé aussi...). 

Le lion eut vent de tout ça...Il rugit de rage, et opta pour une 4ème loi qui disait en gros ceci:
Loi n° 4 : interdit de se marier entre espèces différentes, non mais !

Evidemment, les deux quadrupèdes sus-nommés s'enfuirent, afin de vivre leur amour en grand secrêt, bien cachés...
Ils eurent des enfants, qui tenaient à la fois du papa et de la maman, comme tous les enfants du monde: les fameux hippotragues, ou antilope-cheval.

Le lion eut vent de tout ça...
Cette fois, il trouva qu'on se moquait un peu trop de lui et de ses royaux décrêts, et opta pour l'intervention divine (1 seule intervention divine autorisée par vie, il faut bien choisir le moment): il autorisa la création de cette nouvelle espèce.
Mais, depuis, chaque espèce ne peut se reproduire qu'avec un individu de la même espèce.
Et les fraudeurs me dites-vous ? Et bien, dans ce cas, les enfants obtenus sont stériles... Demandez au cheval qui a voulu recommencer à faire son intéressant, mais avec une ânesse, et vous verrez !